Lundi 21 novembre 2011
Les récents dysfonctionnements constatés sur les lignes bas-normandes lors du week-end du 11 novembre ont été suffisament graves pour que les élus réagissent.
Dans un courrier adressé au Ministre des Transports, Thierry Mariani, Alain Cousin et 14 collègues parlementaires bas-normands exigent que les clients de l'entreprise bénéficient enfin d'un service public de qualité.
Jeudi 17 novembre 2011
60 circonscriptions contre 400 000 emplois. Après le surf émotionnel sur l’accident de Fukushima, Europe Ecologie Les Verts (EELV) tombe le masque. Un coût politique pour le PS qui vient de brader de nombreuses circonscriptions à ses « partenaires » verts doublé d’un coup de poignard dans le dos des milliers de salariés de la filière nucléaire qui perdront très vite leur emploi.
Un accord signé à la hâte au terme d’une nuit « folle » ( ?) de négociations qui promet d’avoir des répercussions bien plus importantes que celles avancées ici et là par des socialistes très embarrassés.
30% d'augmentation de la facture énergétique
Car la vérité oblige à considérer que les Français ont le droit de savoir quelles seraient les répercussions immédiates de l’arrêt d’une vingtaine de réacteurs nucléaires dans un délai aussi court. Selon les spécialistes, la facture énergétique des familles françaises pourrait augmenter de 20 à 30%.
Une note qui pourrait même s’alourdir du fait de notre passage sous la dépendance des Russes qui disposent de l’essentiel des ressources en gaz que nous serions alors contraints d’acheter en masse pour faire face à l’arrêt de nos centrales…
Une perspective inimaginable qui ne sert pas la cause de celles et ceux qui cherchent à promouvoir les modes de production alternatifs. Une ambition que je partage pleinement puisque la modification de notre mix énergétique doit constituer une priorité pour le siècle à venir. Toutefois, la capacité de production des énergies renouvelables n’est pas suffisante à ce jour pour répondre à nos besoins. Rome ne s’est pas faite en un jour.
Grenelle de l'Environnement...
Depuis le vote des Lois Grenelle par la majorité présidentielle, la « croissance verte » est au cœur des préoccupations du Gouvernement. L’essor des énergies alternatives nécessitera du temps. C’est la raison pour laquelle nous devons poursuivre nos investissements sur le nucléaire. Le nucléaire est une énergie tampon idéale pour assurer la transition énergétique.
Notre pays est, depuis les années 60, une référence en matière de sûreté. Nos installations nucléaires sont contrôlées de façon permanente par une autorité indépendante qui réalise un travail remarquable.
Dans les semaines qui ont suivi le tremblement de terre de Fukushima au Japon, le Gouvernement a fait réaliser une série de stress-tests à toutes nos centrales afin de renforcer encore plus la sécurité.
L’EPR, réacteur de 3e génération, qui se construit à Flamanville est un chantier qui prend du retard et dont le coût de fabrication augmente parce que les contraintes de sécurité évoluent sans cesse.
Depuis des décennies, le nucléaire permet à tous les Français de disposer d’un tarif de l’électricité inférieur aux autres pays européens de plus de 20%.
Nucléaire, arme anti-réchauffement climatique
En outre, le nucléaire constitue un moyen de produire de l’énergie qui ne contribue pas au réchauffement climatique… un point sur lequel les écologistes restent très discrets puisqu’ils savent que le recours massif aux centrales à charbon, comme le font actuellement nos voisins allemands, va à l’encontre de toute politique environnementale digne de ce nom…
Mardi dernier, au terme d’âpres discussions, le parti socialiste et Europe Ecologie les Verts ont apposé leur signature commune sur un document qui – s’il ne vole pas en éclats entre-temps - pourrait sceller leur contrat politique de 2012. Un contrat qui permet une répartition des postes de députés au détriment d’une filière, d’une stratégie nationale et de milliers d’emplois.
Si cet accord est un succès sur la forme (et encore). Il est une capitulation sur le fond.
Les écologistes ont abandonné leurs convictions anti-EPR contre 60 circonscriptions électorales. Quant au PS, il a non seulement procédé à un plan social massif sur la filière nucléaire mais porté un coup fatal au pouvoir d’achat des Français qui verront leur facture d’électricité s’envoler après l’arrêt des réacteurs prévu dans cet accord d’arrière-boutique électorale. C’est consternant, tout simplement.
Samedi 12 novembre 2011
Soucieux de trouver des solutions visant à remédier à l'abstentionnisme des électeurs aux élections, Alain Cousin vient de déposer, avec 42 de ses collègues, une Proposition de Loi destinée à mieux informer les citoyens lors des élections.
Les divers scrutins organisés en France aujourd’hui sont le théâtre d’une abstention croissante.
Ainsi les premiers tours des dernières élections cantonales (2011), régionales (2010), européennes (2009), municipales (2008) et législatives (2007) connaissaient respectivement un taux d’abstention de 55,6% ; 37,9 % ; 57,2 % ; 33,5 % et 39,5 %.
Cette abstention est la manifestation tangible d’un éloignement constant de nos concitoyens vis-à-vis des élu(e)s et par voie de conséquence des institutions dans lesquelles ils/elles siègent.
Cet éloignement ne doit cependant pas être interprété nécessairement comme un désintérêt pour « la chose publique » comme en témoigne le maintien d’un haut niveau d’engagement associatif ou la bonne participation des Français à l’élection présidentielle de 2007.
Aussi, il apparaît possible de rapprocher les électeurs de leurs représentants à condition de promouvoir clairement et de façon pédagogique le rôle de chaque élu dans l’exercice de son mandat.
Ainsi, l’envoi aux électeurs d’une note claire et détaillée sur les compétences des collectivités dans lesquelles les élus sont appelés à siéger devrait de concourir à un rapprochement entre les citoyens et leurs représentants.
Cette démarche, qui vise à expliquer de manière pédagogique le rôle et la fonction des mandats brigués par les candidats, permettra aux citoyens de mieux comprendre le fonctionnement de nos institutions. Ce document réhabilitera ainsi le citoyen dans sa capacité à juger ses représentants et l’incitera à exprimer ses opinions par la voie de l’élection.
D’autre part, ce document, par sa neutralité et sa clarté, ira dans le sens d’une plus grande transparence du lien de représentation. Il permettra ainsi de rétablir un rapport de confiance entre représentants et électeurs.
En outre, ces documents, d’une page au maximum, devraient être un atout de taille dans l’application de la réforme des collectivités territoriales. En effet, si cette réforme permet de rendre plus lisible la répartition des compétences entre les différentes collectivités, il est important que les citoyens soient informés des nouvelles fonctions attribuées aux élus afin qu’ils puissent se saisir pleinement du nouveau schéma institutionnel.
Par conséquent, l’envoi à tous les citoyens, de ce document pédagogique institutionnel, dans le même pli que les éléments de propagande (bulletins de vote, circulaires), permettra de rendre effectifs les principes démocratiques et républicains de notre constitution.
Jeudi 3 novembre 2011
5 réunions, des dizaines d’auditions de spécialistes d’horizons divers et variés, c’est le travail que le groupe de travail pluri-disciplinaire que j'ai animé a effectué ces derniers mois pour établir des propositions concrètes au ministre relatives à ce que l’on appelle « le Trait de Côte ».
Depuis des dizaines d’années, la défense contre la mer et les effets de l’érosion ont été gérés « en local ». Ces dispositifs, de génie civil parfois très efficaces, ont parfois eu pour conséquences de déplacer les zones d’érosion.
Au terme de ce travail collectif, il ressort que notre pays doit se doter d’une politique globale de gouvernance de l’espace littoral.
Cette nouvelle vision que nous devons avoir au niveau national met en relation des problématiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire, de gestion des écosystèmes côtiers, de prévention des risques, de politiques foncières ou de gestion du domaine public maritime. Il est un sujet éminemment politique, car il engage, par les aménagements que nous réalisons aujourd’hui sur le littoral, les générations futures.
Dans le rapport, que je viens de rendre à Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, je propose plusieurs objectifs, une méthode et un mode de financement.
Un mode de financement et une concertation qui ne peuvent qu’être partagés avec les acteurs locaux de l’aménagement du territoire.
D’ici la fin de l’année, j’accompagnerai la Ministre sur le terrain pour énoncer ce qui sera, demain, la nouvelle gouvernance de l’espace littoral.
Mercredi 2 novembre 2011
L’attentat perpétré dans la nuit contre le siège de l’hebdomadaire satirique « Charlie Hebdo » constitue un acte grave qui va au-delà de l’acte criminel.
« Quand la presse est muselée, c’est toujours un peu Hitler qui revient » aimait à répéter le regretté Pierre Desproges dans ses chroniques.
Qu’ils soient fondamentalistes ou pas, les auteurs de cet incendie ont clairement signifié au monde leur volonté de faire resurgir le thème du choc des cultures voire des civilisations.
Un cocktail Molotov lancé opportunément en pleine nuit, doublé d’un piratage de site internet et c’est le buzz assuré dans notre société ultra-connectée.
Aujourd’hui, tout réside dansl’interprétation de cet acte. Je suis d’ailleurs pleinement satisfait que les autorités religieuses musulmanes n’aient pas tardé à dénoncer les auteurs de l’incendie dans la matinée, limitant ainsi l’amalgame possible entre des fondamentalistes supposés et une religion pratiquée par des millions de gens tolérants.
Cet attentat n’est pas le fait de l’Islam. J’ose espérer qu’aucun mouvement politique ne profitera de ce faits-divers pour surfer sur la vague d’un populisme dont on sait qu’il peut trouver un écho favorable dans une période de grave crise.
Reste bien entendu cet attentat contre un journal, connu pour son traitement certes corrosif de l’information, mais qui défend des valeurs en parfaite cohérence avec la République.
S’en prendre ainsi à un titre de presse revient donc à s’attaquer tout simplement aux libertés fondamentales de notre pays. En cela, cet acte doit être pris au sérieux.
J’espère que les forces de police réussiront à interpeller les auteurs de cet incendie criminel. Leur condamnation devant une juridiction pénale sera, en quelque sorte, la réponse la plus efficace d’une République qui ne cède pas aux fondamentalistes, d’où qu’ils viennent…