Vendredi 28 octobre 2011
Un foyer français peut-il décemment dépenser 5 700€ par mois alors qu’il en gagne 3000 et que son endettement s’élève à 339 000€ ? La réponse est évidemment non. Chacune et chacun d’entre nous le sait. C’est pourtant la réalité de la France aujourd’hui.
A une toute autre échelle mais à des proportions semblables, notre pays vit très au-dessus de ses moyens. Une tradition ancienne, héritée d’un temps où nous enregistrions des niveaux de croissance importants. Ces trente glorieuses sont derrière nous.
Ce constat n’est ni de gauche, ni de droite. Il est implacable.
Un monde qui change
Notre monde a changé en 40 ans. L’Europe, la Russie et les Etats-Unis ne sont plus les seules puissances industrielles du monde. Les pays émergents que sont la Chine, l’Inde ou le Brésil accélèrent leur développement et assistent à la naissance de leur classe moyenne qui, comme ce fut notre cas dans les années 60, souhaite améliorer ses conditions de vie. C’est légitime. Et ce n’est pas en proclamant la démondialisation - la marotte des fascismes en tout genre - qui ambitionne de fermer les frontières que nous réussirons à retrouver le chemin de la croissance.
Notre pays a d’atouts considérables. Le génie français existe. J’ai la chance de le croiser chaque semaine, dans le cadre de mes fonctions de président d’Ubifrance mais aussi dans la Manche, lorsque je rencontre les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les enseignants, les professions libérales, etc.
Nous disposons d’atouts. Nous avons la chance de vivre dans un pays qui dispose de richesses naturelles que bien d’autres pays nous envient.
Toutefois, notre pays doit s’adapter aux changements. Il ne doit pas se contenter des vieux schémas. La France n’est pas un musée.
La jeunesse a besoin de modernité
La jeunesse a besoin d’un pays en mouvement qui lui offre des possibilités d’épanouissement conforme à ses exigences. Internet et ses mille et unes fonctionnalités ont ringardisé tant de choses que la génération précédente imaginait éternelles… Le tracteur n’a t-il pas remplacé les bœufs pour tracter la charrue ?
Se moderniser ne signifie pas nécessairement perdre un acquis.
En revanche, la France vit au-dessus de ses moyens. Elle doit faire des économies. Des économies qui ne se traduisent pas par une baisse de la qualité du Service au public… contrairement à ce que certains voudraient faire croire en brandissant leurs pancartes et leurs slogans. En réduisant le budget de l’Assemblée nationale de 3% pour répondre aux enjeux de la dépense publique, le Président Accoyer a pris une décision que je soutiens pleinement.
Dépenser moins, dépenser mieux, voilà l’enjeu. Cette perspective n’est pas un choix de droite ou de gauche. Elle est une nécessité qui s’impose à tous les élus responsables. Les Français ont pleinement conscience de la situation. Ils ont besoin de vérité. Les recettes anciennes, qui privilégient les effets d’annonces et les promesses inconsidérées, doivent être remisées dans les greniers.
En revanche, la notion de solidarité doit reprendre tout son sens. La solidarité ne soit plus être une formule.
Une Europe solidaire
En réussissant ce plan de sauvetage de l’euro, les pays européens – au premier rang desquels figurent la France et l’Allemagne – viennent de démontrer leur capacité de solidarité vis-à-vis d’une Grèce minée par des dettes abyssales et la fragilité d’autres nations comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie.
Dans ce monde globalisé, où chacun veut et doit pouvoir s’élever socialement, l’Europe doit voir son rôle renforcé. Elle doit, cependant, prendre une dimension plus politique (ce qui ne fut pas le cas en 1992 lors de la signature du Traité de Maastricht) et sociale.
C’est une exigence pour qu’enfin les Français considèrent l’Europe comme une formidable opportunité et pas une accumulation de contraintes.
Mardi 25 octobre 2011
Il y a quelques semaines, la SNCF envisageait très sérieusement de mettre en place un dispositif de réservation obligatoire sur la ligne (TET - Train d'Equilibre du Territoire) Paris-Caen-Cherbourg. Une pratique qui réglerait, selon elle, une partie des retards observés sur cette ligne depuis plusieurs mois. Face à une première levée de boucliers des élus (de toutes tendances), la SNCF a remis ce projet dans les cartons.
Remisée mais pas abandonnée, cette disposition serait amenée à revenir d'actualité à la SNCF. C'est la raison pour laquelle, avec plusieurs collègues parlementaires, nous avons choisi de déposer une Question Ecrite à l'attention du Ministre destinée à démontrer notre détermination sur ce dossier.
C'est la SNCF qui a une dette envers les Bas-Normands, pas l'inverse.
Question publiée au Journal Officiel
"M. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur le projet de mise en place d'un système de réservation obligatoire des places sur la ligne Paris-Caen-Cherbourg par la SNCF. Si la direction de l'entreprise de chemin de fer a décidé, sous la pression des élus locaux, de reporter ce projet, il reste néanmoins un objectif à moyen terme pour la SNCF. Si cette décision était finalement prise, elle aurait nécessairement des répercussions sur la fréquentation de cette ligne, déjà très affectée par des retards et les difficultés techniques récurrentes. Ligne bénéficiaire, considérée comme prioritaire par le Gouvernement, le « Paris-Caen-Cherbourg » mérite plus de considération de la part de l'opérateur historique. Depuis plusieurs mois maintenant, les clients de cette ligne « malade », relayés par les quinze élus du groupe UMP-centriste au conseil régional de Basse-Normandie, souhaitent que les conditions de trafic soient la priorité des priorités pour la SNCF. Le règlement des retards des trains de cette ligne n'étant en aucun cas lié à des problématiques d'embarquement de passagers, il apparaît évident que la mise en place d'une réservation obligatoire pour accéder aux trains est une solution inadaptée. Aussi, il lui demande de bien vouloir faire le nécessaire pour que la SNCF considère l'avis de ses clients avant de lui imposer des contraintes supplémentaires pour voyager à bord de ses trains."
Vendredi 21 octobre 2011
1969-2011 : La parenthèse, interminable, de l’ère Kadhafi, vient de se refermer. 40 années d’un exercice du pouvoir empreint de mégalomanie et d’exactions diverses qui ont marqué l’histoire de la Libye.
Blessé puis abattu, le tyran Kadhafi ne reviendra donc pas. Il n’y aura pas de nouveau coup de force. Pas de coup d’Etat.
On peut, bien entendu, regretter que le « guide de la Révolution » ne réponde pas de ses actes devant un tribunal. Un jugement aurait été une réponse et un soulagement pour les nombreuses familles des victimes. Les victimes libyennes d’une part puis celles disparues dans les attentats de Lockerby (1990) et d’UTA (1989).
Kadhafi est donc mort. Ses soutiens devraient, nous l’espérons tous, rendre rapidement les armes. Cette perspective doit être encouragée et soutenue à travers un appel à l’unité nationale. Le CNT doit avoir cette volonté de tendre la main pour confirmer les grands espoirs que les Libyens et la communauté internationale ont placé en ses membres.
Ce jour d’après, tant attendu, tant espéré est donc arrivé. Le plus dur reste à faire. Tous les spécialistes sont d’accord sur ce point. Le chemin de la démocratie est long. Il est exigeant. A nous, Français, de concourir à la création de ce nouvel Etat libyen dans un esprit ouvert qui ne doit pas s’apparenter à un interventionnisme mal venu.
Depuis le début du soulèvement de Benghazi au mois de février, la France, par l’intermédiaire du Président de la République, a été aux côtés des forces « révolutionnaires ». Elle a été à l’initiative, fidèle à sa réputation de défenseure des Droits de l’Homme ; pour protéger un peuple qui aurait pu subir la colère meurtrière de son « Guide ». Le rôle de Nicolas Sarkozy a été, de l’avis de tous les observateurs internationaux, déterminant dans le dossier libyen.
J’ai d’ailleurs pu le constater à Tripoli il y a quelques jours lors d’un déplacement express. La reconnaissance du peuple libyen vis-à-vis de la France est exceptionnelle. Elle n’est pas sans rappeler, dans une certaine mesure, celle des Normands vis-à-vis des anglo-américains lors de l’été 44.
A presque 70 ans d’intervalle, ce sont deux peuples libérés de la tyrannie, deux peuples qui se sont soulevés, qui sont parvenus à faire triompher les valeurs de Liberté.
Dans un contexte économique très difficile, cet appel d’air démocratique qui souffle sur le Maghreb est un gage d’espoir pour l’avenir. Puissions nous espérer que M. El Assad entende son peuple et organise, dans les meilleurs délais, une transition démocratique dans son pays, la Syrie.
Mercredi 19 octobre 2011
Depuis quatre ans et demi, je siège, en qualité de député, à la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Une commission dont les travaux sont très souvent méconnus parce qu'elle travaille sur des sujets qui sont, à première vue, moins en prise avec la vie quotidienne des Français. Pourtant, c'est ici, que les dossiers lybiens, afghans, georgiens, etc. sont évoqués. C'est ici que nous prenons la mesure du travail colossal effectué par le Président de la République sur la scène internationale. Autant de dossiers difficiles qui ont été pris à bras le corps par Nicolas Sarkozy et qui ont permis à notre pays d'être entendu et respecté sur la scène internationale. Depuis 2007, la France n'a cessé d'être active pour concourir au réglement de conflits et à la défense des peuples opprimés. N'en déplaise aux détracteurs de Nicolas Sarkozy... Depuis dimanche et l'élection de François Hollande aux primaires socialistes, ils pourront comparer les visions proposées par chacun des candidats à la Présidentielle et leur capacité à défendre ou non avec efficacité les intérêts du pays à l'international.
Alain Cousin inaugure, avec les élus locaux, la nouvelle mairie de Chanteloup
Samedi 15 octobre 2011
Outre les votes à l'Assemblée nationale, le contrôle du Gouvernement, les commissions, etc., un député a, régulièrement, l'occasion de parcourir sa circonscription. De communes en associations, ces déplacements sont l'occasion de confirmer que, sur nos territoires, le dynamisme des uns et des autres permet de voir aboutir des centaines de projets.
Cette fois-ci, à Chanteloup, commune située à quelques kilomètres de Bréhal, c'est la mairie rénovée qu'il m'a été donné d'inaugurer le week-end dernier (sous le soleil) en compagnie de la représentante de l'Etat et, bien entendu, du maire, Denis Lebouteiller.
Avec ses 317 habitants, Chanteloup ne dispose pas de marges de manoeuvre énormes pour faire vivre son territoire. Et pourtant, le centre-bourg puis la mairie ont pu être réaménagés grâce, notamment, au soutien de l'Etat, de la Communauté de communes et du Conseil général, représenté par Jean-Marie Remoué.
Un moment sympathique passé avec les acteurs du quotidien de nos communes.
Pierre Lellouche et Alain Cousin
Jeudi 13 octobre 2011
Informations partielles, agenda confidentiel, etc., se déplacer dans une zone encore instable nécessite un maximum de précautions pour assurer la sécurité du Secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche mais aussi de la soixantaine de chefs d'entreprises français qui ont passé la journée d'hier à Tripoli.
Objectif de cette visite éclair sur le sol libyen : préparer la reconstruction d'un pays meurtri par la guerre et son dictateur avec les nouvelles autorités.
A cette fin, Alain Cousin a accompagné le Ministre ainsi que des représentants de PME françaises afin de confirmer le soutien continu de la France à un peuple qui se rapproche un peu plus chaque jour de la victoire finale sur les troupes restées fidèles à Moammar Khadafi.
Au cours de cette journée de rencontres, le représentant du Gouvernement et Alain Cousin ont posé des jalons pour mettre en place une coopération solide et durable avec les nouvelles autorités libyennes. Cette visite a ainsi permis de nouer des contacts et d’être à l’écoute des besoins des nouvelles autorités libyennes et de favoriser le redémarrage de l’économie afin de répondre aux besoins urgents de la population.
Lundi 10 octobre 2011
L’Inde est un géant démographique, politique et économique, qui poursuit son ouverture vers l’extérieur, engagée il y a près de vingt
ans.
Son potentiel de développement est immense, à la hauteur des défis de toutes natures que cette puissance émergente doit relever.
Avec une croissance de son PIB de 8 à 10% par an et une classe moyenne de 300 millions d’habitants, l’Inde se présente, pour les entreprises françaises comme un formidable
réservoir d’expansion insuffisamment exploré aujourd’hui.
C'est la raison pour laquelle, Alain Cousin, président d'Ubifrance a passé quelques heures à Mumbaï la semaine dernière pour signer une convention avec la Chambre de Commerce et d'Industrie Indo-Française.
Une convention qui encouragera les synergies entre les acteurs du Commerce Extérieur pour mieux accompagner nos PME vers l'Inde.
Jeudi 6 octobre 2011
Membre de l'assemblée française du conseil de l'Europe à Strasbourg, Alain Cousin auditionne aujourd'hui le chef de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Une réunion très intéressante, où la question de l'entrée de la Palestine dans l'Organisation des Nations Unies est au coeur des discussions.
Alain Cousin et Xavier Bertrand
Mardi 4 octobre 2011
500 à 2000 personnes victimes. Une enquête parlementaire minutieuse et une réactivité exemplaire du gouvernement face au scandale du Médiator ont donc abouti, cet après-midi, à un vote quasi unanime des députés pour assurer une meilleure transparence dans les liens d’intérêts entre les professionnels de santé et l’industrie pharmaceutique.
Une nouvelle donne qui sera complétée par un renforcement du contrôle des médicaments. « Après leur mise sur le marché, note Alain Cousin, ils seront surveillés avec la plus grande minutie par un nouvel organisme appelé à remplacer l’Afssaps, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM). »
Les apports des différents groupes de l’Assemblée nationale, de gauche et de droite, ont permis également d’interdire aux laboratoires de siéger au conseil d’administration de la nouvelle entité de contrôle (ANSM).
Ce vote quasi unanime est une excellente nouvelle pour les victimes du Médiator bien entendu mais également pour l’ensemble des Français qui doivent pouvoir garder confiance dans les médicaments prescrits dans leur intérêt par leur médecin et l’ensemble des personnels soignants dont le travail et l’engagement sont, une fois encore, à souligner.
Lundi 3 octobre 2011
Hier soir, lors du Journal de 20h de TF1, Jean-Louis Borloo a annoncé son souhait de ne pas briguer le suffrage des Français lors de la prochaine élection présidentielle.
Cette décision, inattendue, mérite d’être soulignée et saluée car elle est le résultat d’une réflexion longue et réfléchie de la part du Président du Parti radical, par ailleurs co-président de l’Alliance Républicaine Ecologique et Sociale (ARES) avec Hervé Morin.
En jouant la carte de l’union alors que notre pays traverse une période difficile de son histoire, Jean-Louis Borloo a clairement prouvé que son parcours politique est étroitement lié à une volonté de servir la République. Une posture qui tranche avec celle qui consiste à s’obstiner sur un terrain personnel avec le risque de faire perdre son camp et de tourner le dos à ses valeurs.
Hier soir, Jean-Louis Borloo a démontré qu’il avait le sens de l’Etat. Il a souligné l’impérieuse nécessité de faire l’union et de travailler ensemble au redressement de notre pays.
L’engagement public n’a de sens que si celles et ceux qui partagent le même idéal s’associent pour atteindre un objectif commun.
Hier soir, Jean-Louis Borloo a démontré qu’il avait l’étoffe d’un Homme d’Etat. Je ne peux que saluer cette attitude qui sera, je l’espère, une source d’inspiration pour celles et ceux qui oublient parfois, le sens premier de leur engagement politique.